[Tribune] Héritières de Schéhérazade – Jeune Afrique


Par

Présidente de la Jeune Chambre de commerce de Mauritanie


Des femmes manifestent à Alger, le 9 avril 2019.

Des femmes manifestent à Alger, le 9 avril 2019. © Mosa’ab Elshamy/AP/SIPA

Dans son récent rapport sur l’évolution du droit des femmes en Afrique, le McKinsey Global Institute montre notamment que l’Afrique du Nord se classe en queue de peloton en ce qui concerne l’inclusion économique des femmes. Mais le vent de révolte amène toutes les « Schéhérazades » de notre siècle à se manifester…


«Il n’est de ruse que la ruse des hommes, puisqu’elle surpasse la ruse des femmes. » Dans l’un des contes des Mille et Une Nuits, l’héroïne se donne pour mission de changer cette phrase inscrite au frontispice d’une habitation.

Telle est la philosophie de Schéhérazade, la conteuse qui a su dompter le roi Shahryar, lequel avait décidé, pour se venger d’une humiliation, d’épouser chaque jour une jeune fille qu’il tuerait après la nuit de noces.

Pour échapper à ce sort, Schéhérazade lui narre une histoire chaque soir, le temps de l’amadouer et de lui faire renoncer à son génocide d’honneur. En mille et une nuits, grâce à sa finesse d’esprit et à son courage, elle met fin à la spirale de féminicides.

Après l’enseignement théorique, la pratique ?

Le conte, reflet fantasmé de la civilisation arabo-musulmane du IXe siècle, remet en question notre

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